Les neiges du Kilimanjaro

Publié le par Mélanie

Bon, comme je vous l’ai expliqué dans mon précédent article, Arusha, ça casse pas des briques. Le jour suivant notre arrivée, on prend donc une grande respiration, et on plonge dans l’enfer des ‘hakuna matata Tanzania’ des papasi pour s’organiser un trek au Kili au plus vite.

 

…Et hop, comme on est des champions, ascension du Kilimanjaro en 7 jours par la voie Machame prévue direct pour le lendemain !

 

Pour information, le Kilimanjaro peut se faire par 4 voies principales (Machame, Marangu, Mweka et Rongai), dont la plus difficile – Machame, surnommée ‘voie Whisky’ en opposition à la Marangu qu’on appelle couramment ‘voie Coca Cola’ – est aussi celle qui permet la meilleure acclimatation. Cette voie peut se faire en 6 jours, mais pour plus de sécurité nous avons choisi de la faire en 7, afin d’être sûrs d’arriver en haut (le pourcentage d’abandon avant le sommet est malheureusement loin d’être nul, même par Machame).

 

 

 

J1 : Machame Gate – Machame Hut

 

Météo : ciel nuageux et pluie fine

Paysage : forêt tropicale

Temps de marche : 4 heures 30

 

Après avoir roulé quelques heures depuis Arusha, nous arrivons à Machame Gate, le point de départ de notre trek, où une première surprise nous attend : au lieu des 3 ou 4 porteurs prévus, finalement nous en aurons 5. 5 porteurs ça veut dire un moins bon salaire pour eux, et plus de pourboires à payer à la fin pour nous. Nous ravalons notre mécontentement : de toute façon nous sommes mis devant le fait accompli, c’est trop tard pour reculer. Va pour 5 porteurs.

En plus des porteurs, nous avons également un cuisinier, un guide, et un assistant guide. Au total 8 personnes à notre service ! Moi qui suis habituée à trekker en indépendante, je ne suis pas enchantée à l’idée de grimper avec tout ce monde là… Mais je dois m’y faire : de toute façon l’ascension est interdite sans la présence d’un guide tanzanien assermenté, et en embauchant à contrecœur un cuisinier et des porteurs nous faisons marcher l’économie locale.

Pendant que notre guide, Erick, donne ses dernières directives à l’équipe, nous commençons à grimper seuls. C’est étrange de marcher sans gros sac sur le dos, mais je dois avouer que c’est loin d’être désagréable : ici l’altitude se fait déjà sentir et mon souffle est court. Erick nous rattrape et nous enjoint de ralentir le rythme. Je m’exécute de mauvaise grâce : qui c’est ce type qui me donne des ordres ? C’est la première fois que je marche avec un guide et c’est officiel, j’aime pas ça. Il faut s’arrêter souvent, boire beaucoup, mais c’est pas du tout comme ça que je fonctionne moi ! D’habitude moi je vais à 200 à l’heure, je double tout le monde, je fais pas de pause et je bois en marchant ; le soir j’ai des courbatures et des ampoules aux pieds, et c’est très bien comme ça !

Bon, au moins ce rythme contraint nous permet de papoter sans effort, et Kevin et moi montons lentement à la suite d’Erick en devisant gaiement.

 

Arrivés à Machame Hut, la deuxième surprise de la journée nous attend : le campement est prêt, notre tente est déjà montée, et nous avons même un petit abri annexe avec une table et deux chaises pliantes pour prendre nos repas. Voilà donc pourquoi nous avons tant de porteurs ! A peine avons-nous eu le temps de nous installer qu’on nous apporte une bassine d’eau chaude (‘hot water for washing !’) et qu’on nous propose un thé brulant et du pop corn.

Erick nous présente aux membres de l’équipe, que nous n’avons pas eu le temps de rencontrer en bas. Nous serrons donc chaleureusement les mains timidement tendues. Il y a Johnson, l’assistant guide, Alfha, le cuisinier, Innocenti, le ‘majordome’ (c’est lui qui porte notre sac et qui s’occupe du service – en fait avec Erick le seul à être vraiment en contact avec nous), et 4 autres porteurs dont je répète machinalement les noms qui me rentrent par une oreille pour ressortir aussitôt par l’autre. Rapide séance photo avec toute la troupe, puis ils s’évanouissent dans la nature et on ne les reverra presque pas jusqu’à la fin.

 

Le soir nous dégustons un repas trois étoiles dans notre ‘salle à manger’ tout en discutant de cette profusion de confort inattendu : ne pas avoir à porter nos sacs, ne pas avoir à monter notre tente, ne pas avoir à aller chercher de l’eau au ruisseau le plus proche, ne pas avoir à cuisiner accroupis devant un petit réchaud, ne pas avoir à faire la vaisselle à l’eau glacée, c’est bien beau tout ça… Mais si on avait eu le choix, aurait-on opté pour tant de luxe ? Sûrement pas, nous récrions-nous, outrés. Et pourtant, je vous jure, on s’y habitue très vite.

 

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J2 : Machame Hut – Shira Plateau

 

Météo : grand bleu

Paysage : végétation basse

Temps de marche : 4 heures 30

 

Ce matin nous sortons de la forêt et par la même occasion de la brume de basse altitude. Au dessus des nuages, il fait grand bleu et le panorama est splendide ; nous apercevons le Kilimanjaro pour la première fois depuis que nous somme partis. La marche est toujours aussi facile et nous avançons tranquillement dans de grands éclats de rires.

A Shira, l’équipe nous a choisi un petit coin paradisiaque à l’écart des autres campements, et comme nous sommes arrivés plus tôt que prévu nous passons le reste de la journée à lézarder au soleil. En fin d’après-midi, Erick nous propose une petite marche d’acclimatation que nous acceptons avec entrain. Le soir tombe vite, et à 18h nous assistons à un féérique coucher de soleil au dessus de la mer de nuages.

 

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J3 : Shira Plateau – Baranco Camp

 

Météo : grand bleu puis nuages en fin de journée

Paysage : désertique

Temps de marche : 7 heures

 

Aujourd’hui envie d’une matinée tranquille : on sort les MP3 et on randonne silencieusement, avec du bon son dans les oreilles. L’album ‘Ma Fleur’ de The Cinematic Orchestra s’accorde étonnamment bien avec les paysages désertiques que l’on traverse ce matin. Je crois que ça fait du bien à Erick de ne pas nous entendre ricaner bêtement dans son dos, pour une fois ! Le temps se couvre au fur et à mesure que nous avançons, et nous arrivons à Baranco Camp dans les nuages. A la tombée de la nuit, les nuages se dissipent juste un instant, le temps de découvrir un Kili enneigé dans la lueur du soleil couchant.

 

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J4 : Baranco Camp – Karanga Valley Camp

 

Météo : grand bleu

Paysage : rocailleux

Temps de marche : 3 heures

 

Comme d’habitude, ce matin on est à la bourre et tous les autres groupes sont déjà partis. Ce qui nous permet de considérer avec effarement la longue file de marcheurs qui se suit à la queue-leu-leu sur le flan de la montagne : quoi, il va falloir escalader tout ça ! Stoïquement, Erick nous apprend que plusieurs porteurs meurent chaque année sur ce passage particulièrement délicat. Gloups. Bon, cela dit, quand on est jeune et bien portant et qu’on a juste un pauvre sac de 3 kilos sur le dos, ça se fait assez facilement. Arrivés en haut, nous avons déjà dépassé pas mal de randonneurs partis bien avant nous, et nous sommes tout excités par notre performance… C’est trop tard, le mode ‘petits cons’ est enclenché : ras le bol de ce rythme de papy, nous on veut tracer ! On se fait la descente en courant, Erick cavalant derrière nous, nous enjoignant de faire attention. Peut-être pour nous faire ravaler notre fierté, il enclenche la dernière montée d’une traite. Ah ouais, tu veux jouer à ça ? Mais mec, nous on te la bouffe ta montée ! On arrive au campement essoufflés mais ravis : on a gagné l’estime de notre guide. La nuit recouvre finalement les splendides paysages de la journée pour nous offrir un vaste ciel étoilé… Shooting stars all over !

 

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J5: Karanga Valley Camp – Barafu Hut

 

Météo : soleil, nuages, soleil, nuages, soleil…

Paysage : rocailleux

Temps de marche : 2 heures 30

 

Aujourd’hui petite journée. Même pas 3 heures de marche pour arriver à Barafu Hut, puis repos l’après-midi. Demain c’est le grand jour, et il faut économiser nos forces. A 18h on se force à aller se coucher malgré l’excitation, histoire de grappiller quelques heures de sommeil.

 

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J6 Barafu Hut – Uhuru Peak – Mweka Camp

 

Météo : grand bleu

Paysage : haute montagne, glacier, névés

Temps de marche : 11 heures

 

Réveil à minuit. Comme on a dormi tout habillés il nous suffit de nous lever et d’attraper nos sacs (enfin ‘il nous suffit’… va te lever à minuit par -5°C, et après on verra si le verbe ‘suffire’ convient vraiment !), et nous sommes prêts à entamer la fameuse montée de 6 heures dans l’obscurité.

Erick a passé le relais à Johnson, son assistant, qui prend la tête de l’équipée tandis que lui reste en arrière à ricaner avec ses potes guides (on apprendra par la suite qu’il s’enquille un petit joint avec ses amis tous les soirs, notre guide !). Au début ça se passe plutôt bien, on rigole, on speede, on dépasse tout le monde.

 

…Mais au bout de quelques heures à grimper dans le noir, on déchante. Moi qui jusque là envisageais ‘Kilimanjaro, a piece of cake’ comme statut Facebook à mon retour, je dois bien me rendre à l’évidence : cette montée est pénible. Extrêmement pénible. C’est long, on ne sait pas où on va, on manque de souffle. Et surtout, il fait FROID. Je vous parlais du froid qui m’empêchait de dormir dans la tente en Patagonie pendant mon trek à Torres del Paine ? Je retire, je campe à Ushuaia en tee-shirt quand vous voulez ! Ici c’est juste HO-RRIBLE. …En fait avec l’effort la majeure partie de mon corps ne ressent pas trop la morsure du froid, mais j’ai les extrémités complètement gelées : mes doigts sont totalement anesthésiés et que j’ai l’impression que je vais perdre mes orteils. Et il ne faut surtout pas que je m’arrête sinon je sens que je vais mourir congelée sur place.

Moi c’est le froid, Kevin c’est le mal des montagnes. Alors je ne sais pas si c’est dû au fait que j’ai déjà eu mon compte de MAM dans l’Everest, ou si les filles s’en sortent mieux que les mecs dans ce cas-là, mais à part le souffle un peu court et un léger mal de tête, j’ai la chance de ne pas souffrir du tout de l’altitude. Ce n’est pas le cas de Kevin. Après avoir grimpé pendant les 4 premières heures sans problème, il commence à en baver vraiment. Nausée, barre dans le crâne, sensation qu’il va y passer… Tous les symptômes d’un sérieux début de MAM. Johnson propose de porter son sac (pardon Kev d’avoir cafté) (ok, OK, j’avoue : à moi Johnson m’a consciencieusement massé les pieds pour les réchauffer, un gros big up pour Johnson, à ce propos !), et il décide de continuer malgré tout. Il ne se plaint pas mais son silence accusateur pèse sur ma conscience : ‘pourquoi tu m’as trainé ici connasse, tu veux ma mort ou quoi ?’.

A côté de nous une jeune femme (enfin, je SUPPOSE que c’est une jeune femme – les gens sont tous tellement emmitouflés que c’est difficile de discerner qui est quoi) passe, à moitié dans les vapes, soutenue par son guide. Elle est à deux doigts de s’effondrer, mais elle poursuit l’ascension coute que coute. …On est au XXIème siècle bordel, qu’est-ce qui peut bien pousser les gens pour à s’infliger une telle torture ??? Autrement dit : qu’est-ce que je fous là ? J’ai le temps de ruminer cette pensée pernicieuse durant les lentes heures qui nous restent avant le sommet.

Sauf pendant la dernière heure. Pendant la dernière heure, je me traine derrière Johnson, dans un état semi-conscient, sans penser à rien à part au fait de mettre un pied devant l’autre, encore une fois, encore une toute toute petite fois. Ça y est, le froid a pris le dessus : mon esprit aussi est anesthésié. S’il n’y avait pas Johnson pour me faire avancer, je pourrais rester là et m’endormir dans la neige. Je comprends subitement comment il est possible de mourir de froid.

 

On arrive en haut, enfin. Un faible ‘yeaaaah’ sort de ma bouche engourdie, ce sera le seul témoignage de mon enthousiasme. Désolée mais franchement je peux pas faire plus. Clic, clac, on prend trois photos devant le panneau Uhuru Peak qui témoigne qu’on a bien grimpé jusqu’en haut, et on s’apprête à redescendre. …Mais le spectacle est loin d’être terminé.

 

Il fait nuit noire. Le ciel s’éclaircit progressivement. Et soudain, la ligne d’horizon s’embrase, le soleil apparait, découvrant le fabuleux paysage qui nous entoure.

Quoi, on a grimpé pendant 6 heures à côté de ÇA !

De majestueuses montagnes se dessinent lentement dans un ciel bleu-blanc-rose, et sous les rayons du soleil levant, l’immense glacier que nous longeons depuis des heures sans le savoir prend des teintes pastel. La ligne d’horizon est si marquée qu’on dirait la limite entre ciel et mer. Au dessous de nous, rien : on marche au dessus des nuages, et c’est comme si le sommet était coupé du reste du monde par une barrière de brume bleutée.

Et surtout, cette impression de sérénité absolue qui me prend aux tripes. Les gens parlent mais leur bruit est absorbé par le vide ; on doit être une quinzaine à s’émerveiller au sommet de l’Afrique, mais c’est comme si j’étais toute seule. La beauté, le silence, et moi.

 

J’en ai le souffle coupé. Si le paradis existe je suis sûre que c’est à ça qu’il ressemble. Le 11 juillet 2010 à 6h du matin, à Uhuru Peak, 5895m, Tanzanie, je suis témoin du plus beau lever de soleil de toute ma vie. Kevin est complètement high à cause de l’altitude, et moi j’ai jamais été aussi heureuse.

 

Nous commençons à redescendre doucement en profitant de la beauté et du calme qui nous entoure. Mais le soleil levant me réchauffe et me sort peu à peu de ma torpeur : pas question de lambiner, cette descente je vais me l’avaler en 2-2 ! Je m’élance sur la pente, en alternant galop et glissades, Kevin à ma suite. Grisés par la vitesse, nous dépassons les autres marcheurs qui suivent notre course effrénée d’un œil étonné : mais c’est quoi ces malades ??? Quelques chutes sans conséquence, un style très discutable, mais nous avons inventé un nouveau sport : le mountain riding. Et c’est jouissif.

 

C’est bon premiers que nous rejoignons Barafu Hut où nous nous écroulons de sommeil dans notre tente pour un repos bien mérité de quelques heures avant de descendre jusqu’au campement de Mweka.

 

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J7 : Mweka Camp – Mweka Gate

 

Météo : ciel nuageux et pluie fine

Paysage : forêt tropicale

Temps de marche : 2 heures 30

 

Ce matin c’est la corvée de ‘tips’. C’est la coutume : l’ascension du Kili en elle-même n’est pas excessivement chère, mais il faut rajouter environ 300$ de pourboires par personne car les équipes sont peu (voire pas !) payées par les agences qui les emploient, et il arrive que les porteurs vivent entièrement des pourboires de leurs clients. Bon, nous avons été assurés par l’agence que notre équipe à nous avait bien un salaire fixe, mais comme nous sommes on ne peut plus satisfaits de la prestation, nous avons l’intention de donner le maximum que nous pouvons compte-tenu de notre budget. …Cela dit, j’aurais préféré tout payer directement le premier jour, parce que le fait de me demander en permanence dans quelle proportion la gentillesse de notre équipe est due à la promesse des tips, ça me crispe un peu.

Nous assistons mal à l’aise à la mise en scène de l’équipe qui chante et danse une mélodie touristo-typique pour nous (‘jambo, jambo bwana’… ‘Barafu Camp, hakuna matata, Uhuru Peak, hakuna matata’…) – enfin MOI je suis mal à l’aise, Kevin lui il s’éclate, il danse, il participe - avant de distribuer à la va-vite les pourboires que nous avons mis des heures à fixer ensemble. Bon, ils ont l’air plutôt content, visiblement on a donné assez. On va pouvoir redescendre tranquillement sans se prendre un piolet vengeur dans le dos, c’est déjà ça.

 

Sur le chemin on croise un groupe d’amis Anglais qui nous annoncent que l’Espagne a gagné la coupe du monde. On imagine les gens faire la fiesta dans les bars de Barcelone et de Madrid. C’est tellement loin tout ça…

 

La descente commence à être longue, on en a tous un peu marre, ça doit être l’effet ‘dernier jour’. Enfin, on arrive à Mweka Gate : c’est la fin ! Erick nous conduit au village de Mweka, où nous retrouvons nos porteurs dans un petit bar local. On se prend une bière ‘Kilimanjaro’ pour fêter le succès du trek, puis Erick nous apporte une bouteille de Champagne. Du Champagne français, s’il vous plait ! Enfin bon, c’est plutôt du mousseux qu’autre chose, mais on s’empresse de trinquer joyeusement avec toute notre équipe : on l’a fait !!! On discute avec nos porteurs qui se lâchent enfin, il était temps ! C’est dommage qu’on ait dû attendre le dernier jour pour se rendre compte qu’on aurait pu s’éclater avec eux. Finalement Erick nous remet notre Certificat d’ascension du Kilimanjaro, et nous dégustons ensemble le dernier repas d’Alfha avant de retourner à Arusha.

 

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Une grosse pensée à mes trekkers du monde entier (Kev of course, mais aussi les péruviens de l’Inca Trail, le W Crew, Raph-en-Chartreuse…), une grosse pensée aux Kilimanjaro-sisters (I need youuuuu !), et surtout une grosse pensée au Daddy qui pour la première fois de ma vie ne m’a pas harcelé de messages angoissés (‘bof, t’as déjà fait pire et puis là je sais que tu es bien encadrée’) !

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Nico 12/12/2010 22:20


salut,

trés beau récit de ton ascension, chapo.
je suis en cours de tour du monde et je vais en tanzanie au mois de février. j ai vu sur voyages forum que tu cherchais à faire le kili à moindre prix. combien t as finalement couté le trip?
je serai avec un pote, donc 2, quel est le meilleur tarif que l on peut espérer, quitte à partir en autonomie complète (comme on l a déja fait sur le gr 20), même si j ai cru comprendre que ça
serait pas possible.
le guide est obligatoire!!!???
à +
nico


Mélanie 13/12/2010 11:13



Salut!


Alors, le Kili nous ça nous a coûté un peu moins de 1200€ par personne (environ 1000€ + 200€ de pourboire), ce qui est déjà très peu cher, mais sanchant que:


- on était 2 aussi (si vous vous intégrez à un groupe ça peut vous coûter moins cher, mais il faut trouver le groupe...)


- on a pris la voie Machame, qui est réputée pour être la plus belle et la plus "difficile" (ahah) - je crois que c'est aussi la plus chère, donc par d'autres voies type Rongai il y a moyen de
faire encore baisser les prix (mais perso je le conseille pas)


- on a fait le trek en 7 jours pour être sûrs de bien s'acclimater mais la plupart des gens ne partent que 6 jours


- on avait négocié pour 3 porteurs mais finalement on nous en a attribué 5 (+1 cuisinier, 1 guide et 1 assistant guide = 8 personnes à qui donner des pourboires à la fin, ça fait très vite cher),
donc ne vous faites pas avoir comme nous!!!


Nous on est partis avec l'agence Shidolya (je me suis rendue compte après coup qu'ils avaient un site internet, si ça t'intéresse), on a tout organisé sur place en une journée pour le lendemain
et tout s'est très bien passé. Cela dit pour une prestation "budget" je crois que c'est un peu partout pareil: du moment que l'agence n'est pas sur la liste noire de l'office du tourisme
(consultable sur place), ça devrait aller.


Je te confirme qu'il est impossible de partir en autonomie complète - le guide TANZANIEN est obligatoire si vous voulez rentrer dans le parc. Après je pense qu'il doit être possible de partir
sans l'armada de porteurs et compagnie, mais à moins que vous ayez du temps pour vous organiser sur place je ne suis pas sûre que ça vaille vraiment le coup.


Juste un truc à savoir: l'avant dernier jour (le seul jour un peu trash, le reste c'est vraiment facile), vous allez laisser toutes vos affaires au camp pendant une demi-journée, le temps de
grimper jusqu'au sommet et de redescendre... Eh ben à ce moment c'est bien d'avoir au moins une personne (un porteur, un cuisinier...) qui veille sur vos affaires parce qu'il y a régulièrement
des vols.


Voilà, si tu as d'autres questions n'hésite pas...


Et bon voyage!!!


Mélanie



CEDRIC 23/08/2010 13:48


merci pour les infos, c'est assez dur de savoir combien coute le kili "à l'arrache" sous entendu en trouvant soi même son guide depuis nairobi, maintenant je sais que c'est....hors de prix!!!!!

Pour moi en tout cas....donc en effet je vais rester sur l'indonésie, y a de quoi faire en matière de volcans (y en a partout!!!) et puis la vie est vraiment cool là bas.

Mais ton récit m'a clairement redonné envie de faire un ptit tour au Kénya/tanzanie/vallée du rift
L'année prochaine surement quand j'aurai à nouveau économisé et démissionné....:)Je vais aller voir les autres pays que tu as fait (pour l'Inde c'est dommage d'être passé aussi vite, ce
pays/continent est incroyable, mais bon c'est vrai qu'il faut pas mal de temps, j'en sais quequechose j'y suis resté 5 mois et pourtant je n'en ai fait que la moitié du sud au nord!)

bonne continuation


cédric 23/08/2010 02:57


Salut Mélanie, je suis tombé sur tes questions à propos du kili dans voyagesforum.com, et j'ai constaté sur ton blog que tu avais réussi à faire ce voyage "à l'arrache"....J'ai donc tout lu (très
bien écrit dailleurs, drôle et pas chiant) mais des questions subsistent:

Je déteste les voyages organisés et si c'est possible je fais tout pour pour m'organiser sur place.
Quant au guide aux porteurs et au confort si je pouvais m'en passer je préfèrerais!
Apparemment le guide est obligatoire, mais qu'en est il des prix?
En gros peux tu me résumer le cout global de l'expédition depuis Nairobi?
(trajet, guides, porteurs si obligatoires, tips, autorisations ou permis d'ascension ?)

En fait pour tout te dire , je suis sur le point de partir en indonésie pour un "trip volcanique" si je puis dire.
Mais je sais qu'on trouve en Tanzanie parmi les plus beaux et les plus gros volcans actifs de la planète, et il se trouve que la vallée du rift regroupe le mont meru, le kili, et le lengai, de quoi
s'amuser vraiment à condition que le prix ne soit pas prohibitif!
Merci à toi si tu peux m'apporter quelques réponses, bravo pour ton voyage, et bonne continuation


Mélanie 23/08/2010 11:19



Salut Cédric !


 


Alors moi aussi à la base je supporte pas d’être en groupe, perso je randonne quasiment toujours toute seule ou avec deux-trois potes, et le
fait d’avoir un guide et des porteurs ça m’a un peu crispée… Mais comme tu l’as compris le guide c’est obligatoire… Et même si je sais que c’est possible de le faire juste avec un guide (j’avais
trouvé un blog d’un type qui l’avait fait, et il avait pas l’air ultra-méga-sportif non plus, c’est donc que c’est faisable), je pense que c’est vraiment se rajouter de grosses contraintes, pas
forcément au niveau du poids (bon c’est sûr, c’est plus agréable de grimper avec un sac de 3kg qu’avec 15kg sur le dos, mais franchement ça se fait si t’es habitué), mais surtout au niveau de
l’organisation : si tu prends qu’un guide ça veut dire qu’il va falloir que tu te trouves une tente, que t’achètes toute la bouffe (pour deux), que tu organises le transport jusqu’au parc,
que tu paies le permis d’entrée (aucune idée du prix par contre), etc etc etc… Et ça moi je dis ‘bon couraaaage’ !!! Nous on est arrivés le samedi soir à Arusha et on est partis pour le Kili
le lundi matin, c’est clair que si tu fais tout toi-même il te faudra passer plus de temps à Arusha (ou à Moshi). Si t’as le temps par contre, effectivement, ça pourra que réduire les
coûts…


 


Alors je ne sais pas du tout combien ça coûte de prendre un guide tout seul, nous on a plutôt bien négocié et notre excursion nous a coûté
1000€ + 150€ de tips (soit 300€ de pourboire au total, pour une équipe de 8 porteurs, guide etc. - sachant que plus vous êtes nombreux dans le groupe, plus le prix à payer par personne pour les
tips diminue, forcément). Et le shuttle Nairobi-Arusha c’est de l’ordre de 10-12€ (4-5h de trajet).


 


Voilà, j’espère que ça t’aidera un peu !


 


Moi je viens de rentrer en France après 10 mois de vadrouille snif… Mais je te souhaite un bon trip indonésien alors !!!


 


Mélanie



jeanne, un peu plus à l'est 15/08/2010 19:53


incroyable,
tu m'as changé de continent le temps d'une lecture!
bonne route


Mélanie 20/08/2010 09:33



merciiiii! trop gentil Mme Bataille! j'espère que tout va bien du côté de tes pérégrinations balinaises, mais un souci: je ne retrouve pas ton blog... peux-tu me renvoyer le lien? bisous!