Zanzibar… Heaven can wait.

Publié le par Mélanie

Sept jours de Kili, trois jours de safari, et maintenant on termine en beauté avec une semaine de plage à Zanzibar... Comme vous pouvez le constater, notre périple tanzanien va decrescendo en termes d’effort !

 

Pour résumer :

Kili :  V V V

Safari : B B

Zanzibar : H

 

Après une journée un peu stressante (panne de réveil qui a failli nous faire louper le bus de 6h, presque 10 heures de trajet Arusha-Dar Es Salaam, course contre la montre dans Dar pour attraper le dernier ferry, galère pour trouver un hôtel à Zanzibar…), nous voici enfin à Stone Town, la capitale de l’île.

 

Stone Town est une ville décadente à la Venise ou à la Varanasi, avec des petites ruelles sombres, d’imposants monuments aux murs décatis, et des chats errants. En fait c’est à la limite entre le glauque et le tout à fait charmant, à chacun de décider de quel côté ça penche… (et pour les gens un peu lents qui n’auraient pas compris de quel côté mon cœur balance, je vous invite à relire l’article ‘Sérénissime Varanasi’ du mois de novembre, ça vous donnera probablement un indice).

 

Se promener à la nuit tombante dans les rues tortueuses de la vieille ville est un délice : des enfants pieds nus jouent au ballon, des jeunes se baladent en scooter pétaradant, des marchands vendent des brochettes de calamar grillé sur la place, des vieux en djellaba se rendent à la mosquée… Finalement l’ambiance de Stone Town ressemble un peu à l’idée que je me fais du Maghreb.

 

Même si la ville nous plait on décide de ne pas s’éterniser (objectif farniente on a dit !) et on part le lendemain pour Matemwe, un village de pêcheurs sur la côte Est. Le temps du voyage, on est un peu déçus par les paysages de l’intérieur de l’île, et on s’oblige à réduire nos attentes pour ne pas être dépités en arrivant.

 

…Mais être déçus par ce qui nous attend à la descente du taxi, ce serait un comble. D’adorables maisonnettes sous les palmiers, une longue plage de sable fin, un océan turquoise à perte de vue, des enfants qui courent autour de nous en riant… Matemwe est tout simplement un coin de paradis.

 

Bon, par contre c’est vraiment un bled et il n’y a absolument RIEN à y faire, mais comme on a dégoté 1. un bungalow charmant juste en face de la plage, et 2. un restau pas cher dont le patron, notre nouvel ami Mudi, prépare de la cuisine locale délicieuse, on décide de se poser là jusqu’à la fin de notre séjour. …De toute façon ça tombe bien, RIEN, c’est exactement ce qu’on avait prévu.

 

Le seul jour où on décide de se bouger un peu, les dieux de la glande nous punissent en m’envoyant un vélo de location sans freins, et après une courte balade au Nord de l’île je me retrouve projetée contre le sol la tête la première. Quelques évanouissements, deux-trois éraflures, un pantalon déchiré et un point de suture plus tard, on rentre à Matemwe. Plus de peur que de mal mais on a compris le message : on bougera plus jusqu’à la fin, c’est promis.

 

Bon bah puisqu’on est de corvée de plage, autant s’y coller tout de suite hein…

 

 

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Commenter cet article

Jul 20/08/2010 02:05


Moi je t´embauche, t´es la meilleure.
Felicitation en tout cas pour ton voyage, tes histoires.
Je te fais des bisous
A bientot


Mélanie 20/08/2010 09:38



Merci! Mais maintenant je veux des news!!! Bisous!